Déterminer la vitesse d'une pièce musicale    

Premièrement, faire jouer la pièce et repérer le battement, le « beat ».

Battement ou temps : C’est la pulsation que vous entendez lors de l’écoute musicale. Un truc pour la reconnaître : c’est le rythme que vous suivez avec votre pied, votre main ou votre tête.

Deuxièmement, compter le nombre de battements ou de « beats » par minute exactement (ex. : 125 BPM). Pour vous aider, inscrivez sur un papier une petite barre après chacun des 8 temps.

Exemple
I I I I     I I I I    I I I I    I I I I
I I I I     I I I I    I I I I    I I I I
16 barres de 8 temps sur 1 minute équivalent à 16 x 8 = 128 temps, donc 128 BPM.

Exemple 1
Compter les battements par minute (BPM).

Exercice 1
Pratique avec un extrait musical.
 

Troisièmement, pour vous assurer que votre extrait convient à la discipline choisie (aérobie, step, aéroboxe ou tonus), comparer le résultat de votre décompte avec le tableau des normes fourni de la section Tableau des BPM selon les disciplines.

 

 

 



Repérer le début des phrases de 32 temps

La majorité des pièces musicales que l’on utilise dans les cours d’exercices en groupe sont composées de phrases de 32 temps, soit 4 phrases de 8 temps. Mais qu’est-ce qu’une phrase musicale?

Phrase musicale : Suite logique de mesures constituant un tout difficile à dissocier.

Mesure : Succession organisée et régulière de battements rythmiques qu’on appelle des « temps ».

Lors de l’écoute, vous remarquerez qu’entre chacun des 8 temps et surtout entre les phrases musicales de 32 temps, survient un changement dans la musique; par exemple : les paroles débutent ou cessent, la guitare monte ou descend là où il y a un accent.

Accent : Changement de l’intensité d’une note, habituellement sur le premier temps de la mesure.

Conseils pour le repérage des phrases musicales
Quand vous écoutez de la musique en voiture, sur votre iPod ou à partir d’un cd, exercez-vous à repérer le début des phrases musicales. Vous deviendrez des experts en la matière!

Exemple 2
Repérer les phrases musicales.

 


Tableau des BPM selon les disciplines

La musique est un outil essentiel à la réussite d’un entraînement aérobie. Si celle que vous avez choisie convient bien au type d’activité (step, aérobie, aéroboxe), vous avez entre les mains l’ingrédient parfait pour faire de votre chorégraphie un succès. Par contre, si la musique choisie est trop lente, l’intensité de travail sera trop basse; si elle est trop rapide, les risques de blessures seront élevés.

Conseil pour le choix musical
Avant de choisir votre pièce musicale, assurez-vous qu’elle est composée de phrases régulières de 32 temps. Consultez la section Repérer le début des phrases de 32 temps.


Composition d'une chorégraphie

Pour créer votre chorégraphie, vous devez enchaîner des mouvements que vous aurez préalablement sélectionnés dans la base de données. Vous les assemblez pour former un bloc de 32 temps intitulé « Chorégraphie finale ». Il est également possible de composer un bloc de 64 temps, de 96 temps, de 128 temps ou tout autre bloc divisible par 32 temps.

Conseil pour la création d'une chorégraphie
Une chorégraphie ne se prépare pas assis derrière un pupitre! Levez-vous, dansez, essayez les mouvements, car c’est la seule façon de savoir s’ils vous conviennent, s’ils se marient bien avec la musique et s’il est possible de les enchaîner.

Exercice 2 :
Création d’une chorégraphie.


Transformation d'une chorégraphie

Puisque vous devrez exécuter votre chorégraphie devant vos collègues de classe et qu’ils devront être capables de vous suivre du début à la fin, il est souhaitable que vous transformiez votre chorégraphie finale afin d'en faciliter l'apprentissage.

Lors de cette transformation ou décomposition, vous devrez exécuter un nombre plus élevé de répétitions des mouvements que dans la chorégraphie finale, mais toujours en conservant des blocs de 32 temps ou divisibles par 32 temps. De cette façon, vos collègues pourront apprendre plus progressivement vos chorégraphies tout en gardant une bonne intensité de travail.

Voici les consignes à respecter pour produire une bonne décomposition en supposant que vous utilisez une seule musique (transformation de la chorégraphie finale) :

Les couleurs utilisées ci-haut seront réutilisées dans les tableaux des différents types de décomposition pour vous aider à en reconnaître les étapes.

Conseil pour l’exécution de la chorégraphie devant vos collègues
Il est possible que vous ayez à ajuster votre décomposition « sur papier » au moment de votre présentation, puisque certains de vos collègues pourraient avoir de la difficulté à vous suivre. Vous devrez ajouter des répétitions de mouvements en fonction de la vitesse d’apprentissage du groupe.



L'ajout chorégraphique

Vous débutez avec le premier mouvement de votre chorégraphie finale pour 32 temps, ensuite vous ajoutez le deuxième mouvement au premier et vous l’exécutez dans un bloc divisible par 32. Par la suite, vous répétez la dernière étape toujours en ajoutant un seul mouvement à la fois, jusqu’à ce que tous les mouvements soient démontrés.

Exemple

 * Ce bloc donne 64 temps au total, puisque le principe de l’ajout est de démontrer les nouveaux mouvements en utilisant plus de répétitions que dans la chorégraphie finale. Donc, nous avons ajouté un 32 temps au mouvement « grapevine ». Sinon, nous serions arrivés immédiatement à la chorégraphie finale.

Démonstrations de chorégraphies
Décomposition en ajout pour aérobie
Décomposition en ajout pour aéroboxe
Décomposition en ajout pour step

 


Par bloc

Vous divisez la chorégraphie finale en différents blocs de mouvements. Dans l’exemple qui suit, la chorégraphie finale a été divisée en deux blocs. Le bloc A est composé des deux premiers mouvements de la chorégraphie (V step, genoux alternés) en respectant les temps indiqués dans la chorégraphie finale. Le bloc B est composé des deux derniers mouvements (twist, grapevines) en respectant les temps indiqués dans la chorégraphie finale. Vous devez débuter en répétant le bloc A plusieurs fois jusqu’à ce que les participants le maîtrisent. Ensuite, vous faites la même chose avec le bloc B. Pour terminer, vous réunissez les deux blocs pour en arriver à la chorégraphie finale. Cette façon de faire est un exemple, vous pourriez diviser votre chorégraphie finale en trois blocs ou plus en fonction du nombre de mouvements utilisés dans votre chorégraphie finale.

Exemple
 

Démonstrations de chorégraphies
Décomposition en bloc pour aérobie
Décomposition en bloc pour aéroboxe
Décomposition en bloc pour step


Pyramide

Dans ce type de décomposition, vous devez conserver l’ordre des mouvements et le nombre de répétitions prévues dans la chorégraphie finale. Ensuite, vous devez multiplier les répétitions des mouvements de la chorégraphie finale par le multiplicateur (8, 4, 2) choisi. Vous obtiendrez le nombre de répétitions totales à exécuter avec les participants (2x8=16X). Vous diminuez le multiplicateur lorsque les participants maîtrisent bien les mouvements.

Exemple

Démonstrations de chorégraphies
Décomposition en pyramide pour aérobie
Décomposition en pyramide pour aéroboxe
Décomposition en pyramide pour step


Les styles chorégraphiques

Plusieurs styles peuvent être utilisés pour varier vos chorégraphies. Au besoin, ils pourront être jumelés à un type de décomposition tel que proposé dans les types de décomposition.

Couplet/refrain : ce style consiste à associer un enchaînement de mouvements à un passage spécifique de la musique, c’est-à-dire un enchaînement pour le refrain, un autre pour le couplet et un dernier pour la partie instrumentale.  Pour un travail bien fait, il faut s’assurer au préalable de compter le nombre de 8 temps qu’il y a pour chacun des passages spécifiques de la pièce musicale avant d’y associer un enchaînement de mouvements.

Style libre : cette variante implique que l’on parte d’un mouvement choisi, que l’on exécute ensuite selon différentes options (voir les différentes fiches des mouvements).

Exemple
Genou simple alterné
Genou double alterné
Genou croisé alterné
Genou répétition

Layout : il s’agit d’un enchaînement de mouvements rapides (exécutés avec peu de répétitions pour chacun d’eux) qui permet de simuler une chorégraphie de combat. Ce style est surtout utilisé en aéroboxe.

Exemple
2 X coups de pied devant alterné
1 X genou
1 X coup de pied arrière
1 X coup de pied de côté
1 X coup de pied arrière
2 X genoux même jambe
32 t reculer avec jogging boxeur avec ballon

Opposition : pour ce style, les étudiants doivent se placer deux par deux et face à face pour l’exécution de la chorégraphie. Ceci permet de simuler un combat et d’augmenter la coordination.

Exemple
4 X esquives alterné avec coups directs alternés
4 X coups de pied devant alterné

3 : 1 : ici, on combine deux mouvements de la façon suivante : on exécute trois fois le premier mouvement et une fois le deuxième.

Exemple
3 X pliés
1 X demi-tour sauté
3 X coups directs
1 X demi-tour  sauté
3 X genoux
1 X demi-tour sauté
3 X coups de pied devant
1 X demi-tour sauté

Drills : c’est un enchaînement de plusieurs mouvements qui sont exécutés sans que le nombre de répétitions soit prédéterminé.

Exemple
Jogging boxeur avec coup direct

Plié avec protection de la tête
Chassé avec coup croisé
Uppercut rapide sur place

En déplacement : ce style permet d’effectuer divers déplacements (avant, arrière, autour de la salle, en diagonale, etc.) avec des pas variés; par exemple, des coups de pied devant, des pas de vigne, de la marche, du jogging, des enchaînements style « set carré », etc.

En formation : il s’agit de varier la disposition traditionnelle d’une classe. Une chorégraphie peut être conçue selon une formation différente (un cercle, deux lignes, face à face ou deux par deux, etc.). On peut aussi simplement changer l’orientation du groupe en travaillant dos aux miroirs, en carré, face aux côtés, etc.

Ce sont là de simples suggestions pour vous aider; laissez votre imagination et votre créativité faire surface!